Aux Etats-Unis, on la compare souvent à Joni Mitchell avec une touche d’Annie Lennox et de Suzanne Vega pour la voix, un grain de Sarah Vaughan pour le côté jazzy et une pincée de Joan Baez pour les influences folk de ses chansons. Mais comme toutes les grandes chanteuses, Sonya Heller demeure inclassable.
Dans la chanson "Into the Night", une clarinette pousse sa mélopée aux accents yiddish sur la voix veloutée de l’artiste, toute en finesse et en nuances. Dans une autre, Not a Whole to Say, l’Amérique rurale, exprimée par les sonorités country du violon, part à la rencontre de... Dans la chanson "Into the Light", une clarinette pousse sa mélopée aux accents yiddish sur la voix veloutée de l’artiste, toute en finesse et en nuances. Dans une autre, Not a Whole to Say, l’Amérique rurale, exprimée par les sonorités country du violon, part à la rencontre de rythmiques plus jazzy évoquant l’atmosphère particulière des rues new yorkaises. De même, les paroles laissent une place non négligeable à un certain mysticisme à la fois soft et coloré qui ne s’encombre pas de préchi-précha inutile (King of Kings, Body Wisdom…). De la beauté et de la simplicité avant tout… A l’inverse des politiques formatées de certaines maisons de disques, Sonya Heller ose le mélange des genres dans un ensemble parfaitement équilibré, témoignant par-là de l’authenticité expressive de sa démarche. Les médias américains s’accordent à dire qu’il s’agit probablement de l’une des meilleures chanteuses de pop/folk que les Etats-Unis aient entendu depuis longtemps. Et, en effet, ce tout premier album solo atteste sans nul doute du talent de l’artiste qui nous réserve encore bien d’autres surprises. Très éloignées des tubes aux mélodies faciles qui saturent quotidiennement notre cerveau, les chansons de Sonya Heller sont à écouter au coin du feu, bien au chaud sous la couette. Ou encore en vous levant du pied gauche le matin. Effet zen garanti !
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